La flore et la nature sont largement représentées dans les ouvrages du XVIème au XIXème siècle. Petit tour d’horizon...
Les premiers livres de botanique imprimés au XVIème siècle sont liés à la médecine ; ces premiers livres, souvent inspirés des traités antiques, n’étaient pas toujours illustrés ; cependant, la représentation de la plante s’impose très vite, et avec elle la question de la fidélité au réel lorsqu’il s’agit d’identifier une plante sans risque d’erreur.
Parmi les titres les plus célèbres on peut citer De historia stirpium de l’allemand Leonhart Fuchs (1501-1566) publié en 1542 et illustré de gravures sur bois d’une étonnante finesse. La plante y est représentée dans sa totalité – avec la racine – en simplifiant cependant sa forme.
Les livres de botanique sont aussi liés à l’évolution des techniques d’impression : aux gravures sur bois du XVIème siècle succèdent celles sur cuivre, autorisant une meilleure diffusion de l’image. Les premières tentatives d’impression en couleur sont mises au point vers 1770 par Gautier d’Agoty. Cette innovation est rendue possible grâce à un couteux procédé de passages successifs de couleurs sur la même feuille.
La botanique, c’est aussi des ouvrages pratiques et traités de jardinage. L’un des plus célèbre est l’Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un traité des Orangers, de Jean de La Quintinie (1624-1688). Les vignettes qui l’illustrent, outre la description des divers travaux d’entretien d’un jardin potager, permettent en plus de découvrir le Potager du Roi.
Le XVIIIème siècle est par excellence celui des jardins. Ils deviennent très à la mode et toute la bonne société « herborise ». Certains ouvrages de botanique de cette période se situent à la croisée de l’art et de la science de par leurs magnifiques illustrations. Citons notamment le peintre-graveur Pierre-Joseph Redouté, connu pour être le « Raphaël des fleurs ».






